Résumé

Roisselet de Sauclières Histoire de la captivité, du jugement et de l'exécution de Louis XVI (1858)

Le crime du 21 janvier aura tué l'autorité politique en France et livré la société, sans culte, sans Dieu, sans roi, libre enfin, à tous les caprices de l'usurpation, de l'anarchie, de la licence et de l'arbitraire; il sera devenu une menace universelle de barbarie. Ainsi, les peuples en perpétueront la flétrissure sur le front de la démagogie, comme le plus grand de tous les crimes qui aient jamais été commis contre une nation.
La postérité a déjà porté ses jugements sur Louis XVI. Il fut grand par le malheur, sinon par le génie
Source : Gallica

Roisselet de Sauclières Histoire de la captivité, du jugement et de l'exécution de Louis XVI (1858)

Camille Desmoulins en était l'écrivain, Danton en fut le chef. Robespierre resta aux Jacobins, où il dominait sans partage par le dogmatisme de ses opinions et par une certaine réputation d'intégrité qui lui valut le surnom d'incorruptible. C'est en face de cette rivalité que se constitua le club des Feuillants, pour venir en aide à la droite de l'Assemblée ; mais il n'eut point d'écho dans les masses populaires, désormais fascinées et comme enivrées par le crime : c'est que la passion manque aux réunions défensives; l'offensive seule groupe les factions.
Source : Gallica

Roisselet de Sauclières Histoire de la captivité, du jugement et de l'exécution de Louis XVI (1858)

Le sombre Robespierre reparaît, tout plein de colère et d'amertume; son discours respire la haine du monarque et de la royauté ; on sent déjà l'astucieux Cromwell qui se fait hypocrite pour mieux régner un jour, sinon par le droit, du moins par l'audace et la terreur. Il combat adroitement l'appel au peuple par la menace de la guerre civile et conclut en demandant que Louis XVI soit sur-le-champ déclaré coupable et condamné à mort.
Source : Gallica

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