Résumé

François-Thomas Delbare Les Constitutions révolutionnaires en opposition avec la volonté générale de la nation… (1815)

Pendant la guerre du Péloponèse, l'assemblée générale du peuple souverain ne put jamais être composée de plus de cinq mille citoyens. Pourtant, sauf les intrigues, les cabales, les émeutes et les séditions inévitables dans une assemblée de cinq à six mille votans, l'Attique, nous dit l'histoire, fut heureuse et florissante pendant quelques siècles. Il n'est donc pas vrai que le peuple soit souverain, puisqu'il ne peut l'être sans dangers; puisque dans la démocratie même, ce n'est jamais qu'un petit nombre qui fait la loi, et que la volonté du plus grand est comptée pour rien.
Source : Gallica

François-Thomas Delbare Les Constitutions révolutionnaires en opposition avec la volonté générale de la nation… (1815)

L'universalité des citoyens se verra donc alors condamnée à expier les erreurs d'un faux système; et, dupe de pareils principes, elle sera courbée sous le poids de la misère, et sous le joug d'un pouvoir tyrannique que la majorité aura consenti. Elle sera entraînée par des lois que des factieux, des ennemis de son bonheur, lui auront fait sanctionner. Ce sera bien pis, si une minorité turbulente, audacieuse, comprimant par la terreur la majorité saine et paisible, vient à bout de faire adopter pour loi ce qui n'est que l'expression de la volonté dépravée ou criminelle de quelques individus.
Source : Gallica

François-Thomas Delbare Les Constitutions révolutionnaires en opposition avec la volonté générale de la nation… (1815)

C'est avec ces maximes que ces brigands se baignaient dans un fleuve de sang pour arriver au terme de leurs désirs, à l'accomplissement de leurs projets, le bouleversement général de toutes les idées, de tous les principes sur lesquels reposent la morale et la civilisation. Est-il étonnant que, sous le règne de ces cannibales, tous les termes eussent changé d'acception ? que la vertu fût transformée en crime et le crime en vertu ? que l'humanité fût l'extrême barbarie? la liberté, la plus effroyable servitude ? la patrie, le pouvoir monstrueux de quelques assassins?
Source : Gallica

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