François-Thomas Delbare, Les Constitutions révolutionnaires en opposition avec la volonté générale de la nation… (1815)
“ Pendant la guerre du Péloponèse, l'assemblée générale du peuple souverain ne put jamais être composée de plus de cinq mille citoyens. Pourtant, sauf les intrigues, les cabales, les émeutes et les séditions inévitables dans une assemblée de cinq à six mille votans, l'Attique, nous dit l'histoire, fut heureuse et florissante pendant quelques siècles. Il n'est donc pas vrai que le peuple soit souverain, puisqu'il ne peut l'être sans dangers; puisque dans la démocratie même, ce n'est jamais qu'un petit nombre qui fait la loi, et que la volonté du plus grand est comptée pour rien. ”
