François-Auguste Mignet,
Histoire de la Révolution française depuis 1789 jusqu’en 1814
“ Mais le grand défaut de Dumouriez était l’absence de toute conviction politique. En liberté, comme en puissance, on ne fait rien dans un temps de révolution, si l’on n’est pas l’homme d’un parti, et lorsqu’on est ambitieux, si l’on ne voit pas plus loin que son but, et si l’on ne veut pas plus fort que les siens. C’est ainsi que fit Cromwell, et qu’a fait Bonaparte ; tandis que Dumouriez, après avoir été l’employé des partis, crut pouvoir les vaincre tous avec des intrigues. Il lui manquait la passion de son temps : c’est ce qui complète un homme et seul peut le rendre dominateur. ”
