Résumé

Conjuration de Louis-Philippe-Joseph d'Orléans… (1831)

Ainsi assuré de son retour, le duc d'Orléans, en attendant qu'il s'effectuât, conçut, pour opérer la ruine de ceux qu'il haïssait, et s'élever au trône, un projet si atroce , que rien de semblable n'avait été tenté dans les siècles passés. Il imagina d'accaparer lui-même tout le blé de France ; de se rendre maître de la subsistance de la nation entière; de produire une famine générale; de concerter si bien ses intrigues à cet égard, qu'il pût persuader au peuple que le gouvernement seul était coupable, et la cause de cette terrible calamité.
Source : Gallica

Conjuration de Louis-Philippe-Joseph d'Orléans… (1831)

Un de ses valets-de-cliambre, qui avait toute sa confiance, ne le perdait pas de vue, et ne laissait approcher de lui que deux ou trois domestiques d'une fidélité reconnue : ce valet-de-chambre ne cessait de le supplier de se modérer. « Eh bien ! lui dit un jour d'Orléans, dussé-je périr, je périrai content si j'entraîne dans ma perte le roi, et surtout la reine ! et, je le jure, je les y entraînerai ; je les rendrai aussi malheureux que des créatures vivantes peuvent l'être ; j'y dépenserai toute ma fortune ; j'y perdrai la vie même, s'il le faut. »
Source : Gallica

Conjuration de Louis-Philippe-Joseph d'Orléans… (1831)

Jamais conspiration ne fut plus universelle que celle qui se fit pour contraindre le roi à la retraite. Comment le malheureux Louis XVI aurait-il résisté à ce mouvement général qui le poussait à une démarche dont les suites devaient être pour lui et ses amis si cruelles? On connaît trop les vues de d'Orléans pour qu'il soit nécessaire que je motive l'intérêt qu'il avait au succès de cette conspiration.
Lafayette pensait que si le roi donnait dans ce piège, on prouverait sans peine que ce n'était pas précisément la capitale, mais la cause de la Constitution que Louis XVI abandonnait.
Source : Gallica

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