Arthur de Seine

Résumé

Arthur de Seine La tour du Temple (1861)

Partout sur son passage il reçut des marques d'affection si sincères, si attendrissantes et si délicieuses pour ce bon prince, qu'il écrivait à la reine ces touchantes paroles : « L'amour de mon peuple a retenti jusqu'au fond de mon cœur ; jugez si je ne suis pas le plus heureux roi du monde. »
La grande vertu de Louis XVI comme de Marie Antoinette, c'était la reconnaissance; la plus faible preuve d'amitié, se gravait dans sa mémoire comme dans son cœur pour n'en plus sortir, et il épiait avec sollicitude l'occasion d'en payer le prix à ceux de qui il l'avait reçue.
Source : Gallica

Arthur de Seine La tour du Temple (1861)

Tout-à-coup on entend crier : Vive Sanlerre ! Vive le faubourg Saint-Antoine ! Vive les sans-culottes !
C'était l'exécuteur des vengeances de d'Orléans, c'était le chef des assassins de la reine que ces hurlements annonçaient. Une mégère vomie par les enfers le devance; elle se place vis-à-vis la princesse ; elle lui adresse les injures les plus grossières, les propos les plus impurs, et lui présente ensuite deux bonnets rouges et des touffes de rubans aux couleurs données par d'Orléans à la nation.
Source : Gallica

Arthur de Seine La tour du Temple (1861)

Les gardes-du-corps furent attaqués, poursuivis, égorgés de poste en poste. La porte de la reine fut forcée; cette princesse n'eut que le temps de se réfugier chez le roi avec le seul vêtement de la nuit. Un de ces antropophages, furieux d'avoir manqué sa proie ou espérant la trouver encore, frappa de plusieurs coups de sabre le lit que la reine venait de quitter.
Le carnage cependant continuait; la mort était partout : les cris douloureux des victimes, les rugissements des bourreaux ajoutaient
à l'horreur de la plus épouvantable des scènes.
Source : Gallica

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