Résumé

Portrait de Rose Bertin Rose Bertin Mémoires de mademoiselle Bertin… (1824)

La reine n'aimait point madame de Makau, et il fut heureux pour celle-ci que sa majesté ne sut pas qu'elle avait obtenu cette grâce de madame Elisabeth.
Les amis de sa majesté voyaient avec peine cette inimitié: madame de Makau avait su, au milieu de la cour, conserver une vertu exemplaire ; elle ne se dégrada jamais par une basse flatterie; elle sut allier, dans l'éducation qui lui fut confiée, la fermeté à la douceur : aussi les enfants de France l'aimaient-ils à l'égal d'une mère. Je ne serais pas étonnée que la reine n'eût été intérieurement jalouse de cette grande tendresse.
Source : Gallica

Portrait de Rose Bertin Rose Bertin Mémoires de mademoiselle Bertin… (1824)

Le roi, dans
l'enthousiasme où il était d'être père ne trouva rien de trop beau, de trop cher, de trop magnifique pour celle à qui il était redevable de ce bonheur. Soit que la reine sentit le piège qu'on avait voulu lui tendre, soit qu'elle crût se faire un mérite auprès du roi, elle refusa ce collier. Ceux qui avaient mis Bôhmer en jeu n'étaient pas d'humeur à payer quinze cent mille livres inutilement ; ils lui laissèrent le collier, et cet homme n'eut recours au projet qu'il m'avait indiqué que pour masquer celui qu'il avait.
Source : Gallica

Portrait de Rose Bertin Rose Bertin Mémoires de mademoiselle Bertin… (1824)

J'atteste cependant que rien n'était plus faux, que tout se passa comme je le dis : j'étais là quand Louis XVI l'apporta à son auguste compagne, et je n'ai pas perdu un seul des mouvements de la reine et du roi. La reine, qui n'aimait pas les diamants, et n'en portait que dans les cérémonies d'éclat, vit sans surprise et sans aucun plaisir le collier. Il semblait que la perspicacité de cette princesse lui faisait pressentir les maux dont il serait la cause.
Source : Gallica

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