Baptiste Capefigue, Les derniers jours de Trianon… (1866)
“ En vain Voltaire avait mis toute sa grâce , tout son esprit aux pieds de la comtesse du Barry 1 , jamais le roi n' avait voulu consentir au retour de Voltaire , qu' il considérait comme le chef du parti antichrétien . Si Louis XVI héritait de ces répugnances , la société de Trianon ne pensait pas ainsi ; ces jeunes étourdis vivaient de l' esprit de Voltaire ; ils en savaient par cœur les petits vers . Le comte d' Artois avait un goût extrême pour les belles lettres : avec la reine , il pressa le roi d' autoriser le retour d' un vieillard n' aspirant plus qu' au repos et à la tombe . ”
