Reine Marie Leszczyńska

Définition et enjeux

Emmanuel de Lerne Sorcières blondes (1853)

Au milieu de ces folles femmes; couronnées de roses et emportées dans un carnaval sans repos, la figure de la reine, calme, recueillie, dédaignée et souffrante, forme un contraste auquel l'esprit, las des chroniques scandaleuses, s'attache comme à une fraîche brise de mai, au lendemain d'une nuit d'orgie. La vie de Marie Leczinska n'a peut-être point l'attrait de ces histoires de courtisanes, si charmantes à la surface, et si misérables au fond ; mais on y trouve la quiétude et les charmes sérieux de la vertu.
Source : Gallica

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 mars 1865

Marie Leczinska est la dernière des souveraines qui soit morte sur le trône de France. Son règne dura quarante-trois ans, et pendant cette longue période elle sut toujours se faire respecter. Si on lui pardonna son élévation, c’est qu’elle avait ces qualités modestes qui sont l’ornement le plus solide et le charme le plus durable de la femme. Elle ne faisait ombrage à personne ; tout le monde se plaisait à reconnaître en elle les vertus d’une bourgeoise, les manières d’une grande dame, la dignité d’une reine.
Source : Wikisource

Portrait de Casimir Stryienski Casimir Stryienski Mesdames de France, filles de Louis XV, documents inédits (1910)

Louis XV avait le droit de s'en affranchir ; Marie Leszczynska, au contraire, fut toujours l'esclave de l'étiquette, surtout depuis qu'elle comprit la Vanité de ses rêves de femme heureuse. Bien vite, sa situation est tout officielle: Marie n'est ni épouse, ni mère, elle est simplement la Reine à qui l'on rend des hommages et que l'on prive de toute intimité. Ce n'est point dans sa famille qu'elle peut trouver les plaisirs du coin du feu, mais auprès de son entourage particulier, auprès de la duchesse de Luynes, par exemple, laquelle est moins dame d'honneur qu'excellente amie.
Source : Gallica

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