Joseph Calmette, Les dernières étapes du Moyen-Age français (1944)
“ Avec Jean Fouquet et ses émules, le tableau apparaît : il n'est, à proprement parler, que l'extension de l'enluminure. La miniature décorative du manuscrit, après avoir envahi la page entière, s'en évade, en quelque sorte ; elle engendre cette peinture à l'huile, moderne par excellence, qui n'est plus la fresque médiévale, d'ailleurs toujours vivante, mais qui elle-même subira l'influence de la peinture de chevalet. On ne peut qu'admirer la prodigieuse délicatesse du pinceau d'un Jean Fouquet, la finesse du coloris, la précision du dessin, le charme de la composition. ”
