Résumé

Mystères des vieux châteaux de France… (1850)

J'ai eu de grands torts dans ma vie, en dehors de ceux que Théobald me reproche, de violence, d'aigreur, de jalousie et de défaut d'ordre. Jusqu'à présent je m'étais complétement aveuglée ; je croyais que là se bornaient mes torts. Mais Dieu est juste : il m'a punie par où j'ai péché. Hélas ! en aimant mon mari, je n'ai pas assez compris qu'en laissant prendre trop d'empire à ce sentiment si juste, je pouvais arriver à un excès condamnable. En me livrant à cette passion, je suis devenue égoïste; je n'ai songé qu'à satisfaire ce besoin de mon cœur.
Source : Gallica

Mystères des vieux châteaux de France… (1850)

Les tourments qu'elle endure lui font croire qu'elle est coupable : « Faudra-t-il donc que je meure, s'écrie-t-elle, pour que tu me pardonnes?.
Je ne serai donc plus ton amie, ta femme, ta compagne de tous les moments, la mère de tes enfants?. » Comme l'infortunée duchesse savait comprendre ses devoirs de mère et d'épouse! Comme elle repousse les conseils perfides que lui donnait son mari, de former des liens, des amitiés en dehors de chez elle! La pureté de son cœur, la sublimité de son amour la sauvèrent du danger auquel il désirait peut-être qu'elle succombât.
Source : Gallica

Mystères des vieux châteaux de France… (1850)

Elle méditait le plus grand sacrifice ; son cœur se refusait à l'accomplir. Louis XIII, par sa douceur et sa constance, avait gagné toute l'affection de la jolie fille d'honneur. Elle craignait de causer au roi quelque chagrin, et cependant elle venait de promettre à Dieu de renoncer solennellement au monde, à sa liberté, et de se faire religieuse dans le couvent où elle avait été élevée. Une idée adoucissait sa peine : du fond de sa retraite, elle pourrait voir et aimer le roi sans scrupule, elle pourrait continuer à affermir son courage et à lui donner d'utiles conseils.
Source : Gallica

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