Résumé

Alfred Bonneau-Avenant La Duchesse d'Aiguillon, nièce du Cardinal de Richelieu… (1879)

Le vide que venait de faire la mort apparaissait à chacun dans sa plus poignante réalité. En voyant entrer ces deux enfants sans leur mère, Mme de Richelieu éprouva la plus cruelle douleur.
Mais, à peine s'étaient-ils jetés dans ses bras, qu'elle sentit se ranimer en elle cette flamme de l'amour maternel que rien n'éteint. L'aïeule saurait désormais confondre, dans un même sentiment, le culte qu'elle gardait pour la mémoire de sa fille, et sa tendresse pour ses petits-enfants.
Le château de Richelieu, qu'allait habiter Mlle de Pontcourlay, ne ressemblait en rien au manoir de
Glénay.
Source : Gallica

Alfred Bonneau-Avenant La Duchesse d'Aiguillon, nièce du Cardinal de Richelieu… (1879)

Le cardinal de La Valette, lieutenant-général des armées du roi, était, il est vrai, un homme de guerre bien plus qu'un prélat. L'étroite amitié dans laquelle il vivait depuis longtemps avec Richelieu l'avait fortement attaché à sa nièce. Il l'aimait depuis son enfance, et avait pour elle l'orgueilleuse affection d'un père.
Mme de Combalet, de son côté, le regardait, après son oncle, comme le meilleur ami qu'elle pût avoir; et, dans toutes les difficultés de sa vie, c'était à ses conseils qu'elle avait recours. Il était son protecteur, et en même temps celui de tous les proches de Richelieu.
Source : Gallica

Alfred Bonneau-Avenant La Duchesse d'Aiguillon, nièce du Cardinal de Richelieu… (1879)

L'évêque, qui avait eu pour Mme de Pontcourlay la plus tendre affection, les bénit en pleurant, et promit à sa mère de veiller sur leur avenir avec la sollicitude d'un père.
Telle fut l'origine sacrée du sentiment profond que Richelieu témoigna depuis lors à sa nièce. Le monde a pu en médire, mais ce sentiment ne s'est jamais démenti, parce qu'il avait sa source dans ce qu'il y a de plus pur au fond du cœur de l'homme : l'amour filial, et le respect dû à la mémoire des morts.
Le repos, l'air vif de la campagne et la douceur du foyer maternel rétablirent peu à peu la santé de M. de Luçon.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature