Bénéfice ecclésiastique

Définition et enjeux

Portrait de Wladimir Guettée Wladimir Guettée Histoire de l'Église de France… (1847-1856)

Nous voulons que les évêques et les clercs évitent de scandaliser les fidèles par une recherche affectée dans leurs vêtements. Il est défendu à qui que se soit de piller les biens ecclésiastiques, après la mort des évêques. Nous décidons que les sous-diacres, mariés ou vivant en concubinage, seront privés de tout bénéfice ecclésiastique. Défense à tout fidèle d'assister à la messe des prêtres mariés ou concubinaires. Les moines et les chanoines réguliers ne devront étudier ni les lois, ni la médecine pour en retirer du profit.
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Taine Hippolyte Taine Les Origines de la France contemporaine…

Par conséquent, sans le pape, point d’évêques ; sans évêques, point de prêtres ; sans prêtres, point de sacrements ; sans sacrements, point de salut. Ainsi l’institution ecclésiastique est indispensable au fidèle ; il lui faut le sacerdoce canonique et la hiérarchie canonique pour l’exercice de sa foi. — Il lui faut davantage, s’il est fervent, imbu du vieil esprit chrétien, ascétique et mystique, qui retire l’âme du monde pour la tenir incessamment en présence de Dieu.
Source : Wikisource

Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques… (1914)

De là, clergé trop nombreux, poussé vers les ordres sans vocation, par le seul appât des bénéfices, haine des laïques contre le clergé, mainmise de la noblesse sur les principaux bénéfices, évêchés, canonicats et abbayes, abandon de l'habit ecclésiastique par le haut clergé, oubli de la loi du célibat; en un mot, esprit séculier et mondain s'infiltrant partout. Des évêques passaient des années et même leur vie entière sans dire une seule fois la messe; oublieux des pauvres, ils vivaient dans le luxe et les somptueux festins.
Source : Gallica

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