Benjamin Gastineau

Élements biographiques

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau,  Les courtisanes de l'Église (2e édition… (1870)

“ A la fin du neuvième siècle, il n'y a plus de liens sociaux, plus de droits
et de devoirs, plus de direction politique; quant à la direction religieuse, elle n'existe pas encore; l'influence toute féodale du pape ne dépasse guère Rome ; chacun se fait sa foi, sa loi, sa morale, sa règle de conduite, sa justice.
L'homme féodal, que n'avaient pu encore façonner, ni courber la religion et la royauté, regarde Dieu et le roi en face, traitant d'égal à égal avec eux.
Rien qui n'appartienne au plus fort : la cité, le château, l'abbaye, le siège épiscopal, et même le siège de Saint-Pierre.
”
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau,  De Paris en Afrique, voyage et chasses en Algérie (1865)

“ Chaque force a son destin.
Le lion est l'animal débonnaire et magnanime par excellence. Il se livre, tombe dans tous les piéges, ne craint rien, ne doute de rien, ne prévoit rien. Mais la panthère n'est ni aussi noble ni aussi courageuse, ni aussi large dans ses allures; elle se laisse difficilement surprendre et surprend souvent; aussi est-elle plus rarement tuée, car, dans le règne animal, il est de règle que les natures nobles soient sacrifiées et souffrent la mort, la disette, souvent l'expulsion du foyer, de l'antre, du nid, et que les natures félines et rusées échappent au danger.
”
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau,  Chasses au lion et à la panthère en Afrique… (1863)

“ Irrité par le bruit et l'étincelle, le lion bondit sur Ben-Amar et Bel-Kassem, qui, se croyant perdus, s'étaient enveloppés dans leurs burnous pour mourir dignement, leur donne à chacun un coup de patte qui enlève à Bel-Kassem une partie de la peau du crâne, revient à la lionne, qu'il flaire, qu'il lèche, qu'il caresse, qu'il s'efforce inutilement de ranimer et de faire marcher et disparaît enfin, à la grande satisfaction des deux témoins de cette étrange scène, en déplorant le trépas de la lionne par d'effroyables rugissements jetés aux échos de la sonore forêt. ”
Source : Gallica

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