Résumé

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau Les courtisanes de l'Église (2e édition… (1870)

A la fin du neuvième siècle, il n'y a plus de liens sociaux, plus de droits
et de devoirs, plus de direction politique; quant à la direction religieuse, elle n'existe pas encore; l'influence toute féodale du pape ne dépasse guère Rome ; chacun se fait sa foi, sa loi, sa morale, sa règle de conduite, sa justice.
L'homme féodal, que n'avaient pu encore façonner, ni courber la religion et la royauté, regarde Dieu et le roi en face, traitant d'égal à égal avec eux.
Rien qui n'appartienne au plus fort : la cité, le château, l'abbaye, le siège épiscopal, et même le siège de Saint-Pierre.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau Les courtisanes de l'Église (2e édition… (1870)

Il fallait que le dixneuvième siècle émergeât de la nuit des temps pour que cette vierge noire, cette courtisane de l'Église, fût marquée de la griffe puissante d'un grand poëte. En une Marozia, et surtout en une Théodora, on vit, aux neuvième et dixième siècles, des âmes romaines dans des corps de prostituées, de hautes ambitions qui, en s'emparant du pouvoir politique et religieux, cherchèrent cependant à préserver Rome et l'Italie de la domination impériale. Mais une Lucrèce Borgia. Il n'y a qu'un mot à dire et à écrire: Monstruosité féminine!
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau Les courtisanes de l'Église (2e édition… (1870)

A ce
moment unique dans l'histoire, la haute Italie dominée par Hermengarde qui avait associé son fils Lother à la royauté de Hugues, et l'Italie centrale, courbée sous le sceptre de Marozia, étaient soumises à deux femmes sans pudeur, à deux grandes courtisanes.
L'ambition croît avec la satisfaction; il faut toujours monter à ce mât de cocagne si l'on ne veut glisser jusqu'au bas. Une grande conception s'empara du cerveau de Marozia : dominer de Rome toute la Péninsule, devenir la reine ou l'impératrice de l'Italie. Précisément Guido, marquis de Toscane, avait eu l'esprit de mourir à temps.
Source : Gallica

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