Résumé

Réponse aux évêques. Le pouvoir temporel des papes… (1860)

« La conquête des royaumes de ce monde se fait par la guerre et non par des excommunications des papes. Quand nous représentons aux rois la puissance que JésusChrist a donnée aux papes et aux évêques, ils nous répondent: défendez donc les royaumes par vos seules prières contre les ennemis, sans chercher notre secours ; mais si vous les voulez avoir, comme nous ne refusons pas celui de vos prières, priez le pape de considérer qu'il ne peut être tout ensemble roi et évêque ; que ses prédécesseurs ont réglé l'Église qui les regarde, et non pas l'état qui appartient aux rois.»
Source : Gallica

Réponse aux évêques. Le pouvoir temporel des papes… (1860)

Tous les défauts, tous les abus des gouvernements légitimes les plus despotiques, finissent avec le temps par s'adoucir, par se modifier et par disparaître, sous la bienheureuse influence du progrès des moeurs, de la civilisation et du besoin de l'époque. Mais la domination anormale de la monarchie ecclésiastique reste immuablement absolue et implacable; elle ne peut se relâcher en rien, parce que son pouvoir illégitime ne peut se maintenir que par la violence, et que la force à elle seule ne saura jamais constituer un droit.
Source : Gallica

Réponse aux évêques. Le pouvoir temporel des papes… (1860)

En cette constitution, il faut soigneusement distinguer l'exposé et la décision; toute l'exposition tend à prouver que la puissance temporelle est soumise à la spirituelle, et que le pape a droit d'instituer, de corriger et de déposer les souverains. Cependant Boniface, tout entreprenant qu'il était, n'osa tirer cette conséquence qui suivait naturellement de ses principes; ou plutôt Dieu ne le permit pas, et Boniface se contenta de décider en général que tout homme est soumis au pape; vérité dont aucun catholique ne doute, pourvu qu'on restreigne la proposition à la puissance spirituelle.
Source : Gallica

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