Gallicanisme

Définition et enjeux

Eugène Forcade,  Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 mars 1865

“ S’il peut y avoir chez nous un gallicanisme, c’est évidemment au clergé de France de le créer, de le constituer, de le maintenir. Chercher à constituer le gallicanisme lorsque l’église vous échappe, lorsqu’elle va d’un élan irrésistible à l’ultramontanisme, comme vous le reconnaissez et le déplorez vous-même, est la plus chimérique des entreprises. Essayons donc de comprendre de bonne foi les causes du mouvement ultramontain. La cause essentielle est dans l’état incomplet et discordant de nos propres institutions politiques. ”
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Gustave Boullay,  De l'Union en politique, ou Une idée de salut public… (1866)

“ Oui, eh bien, vous êtes gallicans. Le gallicanisme consiste à admettre la souveraineté du peuple en religion et en politique. On peut être anglican dans toutes les religions, on l'est surtout dans le catholicisme bien entendu. Soyez tranquilles, mes braves curés, vous verrez ce que feront pour vous, par la suite, le gallicanisme et la révolution. Les femmes ne sont pas moins intéressées au succès de nos idées. Tout ce qui est faible, tout ce qui souffre l'est également. ”
Source : Gallica

F. Huet,  Revue des Deux Mondes

“ On a quelquefois lié le gallicanisme aux théories absolutistes de Bossuet : c’est ne pas entendre ses maximes et son histoire. Que la puissance politique soit indépendante du sacerdoce, voilà le principe fondamental du gallicanisme civil, ce qu’il réclama toujours et partout, ce qui le constitue et le définit ; mais que cette puissance indépendante appartienne à un seul, ou à plusieurs, ou à l’universalité des citoyens, c’est une autre question, qui ne regarde plus le gallicanisme, et il pourra y avoir des gallicans républicains comme des gallicans monarchistes. ”
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