Cécile Gilson, Celles qui sont restées
“ Ses lèvres rasées, d’une chair si sensitive et fine sont closes en une ligne dure. Il a un poing sur la poitrine. Mais est-ce que je vois bien, dans la nuit rampante... il a les yeux ouverts. .. des yeux glacés et troubles... Quel cri ! Dickson est accourue avec une lampe. Qu’est-ce que c’est ? Est-ce que j’ai dormi ? C’est mon salon, ombré et délicat, les choses familières, et voici le fauteuil de Jean, et ses fleurs, et ses livres... Par la fenêtre, voici le ciel noir, sous lequel dort Jean. Tout est habituel, paisible. Mais j’ai froid. ”
