Delphine de Girardin,
Œuvres complètes de Delphine de Girardin
“ Madame de Pontanges, toujours faible, était, malgré elle, attendrie de l’émotion qu’il ne pouvait cacher. — Je voudrais redevenir ce que j’étais ! dit-elle. — Ô Laurence ! s’écria-t-il avec joie. Et il leva sur elle des regards si remplis d’amour, qu’elle eut peur... — Votre femme est jolie, dit-elle tout à coup, s’armant d’un souvenir contre sa pensée ; elle aime le monde : voulez-vous qu’elle vienne samedi au bal chez moi ? Lionel fut révolté de cette proposition ; tant d’indifférence le blessait ; s’il avait lu dans le cœur de Laurence, il lui eût pardonné. ”
