Delphine de Girardin,
Œuvres complètes de Delphine de Girardin
“ Madame de Pontanges fit arrêter tout cela en apercevant madame d’Auray. Alors on vit descendre de la bizarre calèche une petite fille courte, grosse, commune, ayant de vilains yeux malades, voilés par des paupières rouges et retournées, étalant sur le sable un grand pied plat et sans physionomie, tenant dans ses grands doigts osseux un gros mouchoir de toile à marque rouge, et le tortillant comme une corde par un naïf sentiment d’embarras ; une petite personne hideuse, qui promettait aussi d’être bossue et paraissait trop honnête fille pour ne pas tenir sa promesse. ”
