Pouponne

Définition et enjeux

Portrait de Louise Raymond Louise Raymond,  Pouponne et Balthazar

“ Mon père ! Pouponne ! oh ! dites-moi... dois-je être maintenant heureux où maudit ?
— Heureux, aimé, béni ! n’est-ce pas mon père ? s’écria Pouponne en enlaçant le cou de son fiancé et celui de son père et en réunissant dans une même étreinte leurs deux visages inondés de larmes.
— Oui ma fille, dit le vieillard, à demi suffoqué. C’est Dieu qui nous a vaincus, mes enfants et non pas les Anglais.
”
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Portrait de Louise Raymond Louise Raymond,  Pouponne et Balthazar

“ Pouponne avait vingt ans, le même âge que Charlotte. Elle était grande et élancée et, sous son humble robe d’indienne violette, au corsage collant, les contours de sa taille de nymphe se dessinaient avec une grâce étonnante. Pour aucun prix, la jeune fille n’aurait voulu se parer de couleurs brillantes ; si sa pauvreté ne lui permettait pas de porter le deuil de ceux qu’elle avait laissés derrière et que, dans son cœur, elle croyait morts, elle portait ce deuil au fond de son âme. On ne la voyait jamais se mêler aux bals et aux fêtes du campement. ”
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Portrait de Louise Raymond Louise Raymond,  Pouponne et Balthazar

“ J’appelai Périchon... et... horreur ! oh ! Pouponne, c’était le corps de ta mère que nous avions devant nous... de ta mère morte, baignée dans son sang !... de ta mère assassinée par les Anglais !
Il s’arrêta : les forces lui manquaient pour continuer ; Pouponne jeta un cri et un sanglot déchirant s’échappa de ses lèvres.
— Horreur ! s’écria le mourant, oh ! malédiction sur ces monstres qui assassinent les femmes et les enfants !
Le prêtre éleva le crucifix et l’exposa aux regards du vieillard.
— Celui qui est mort pour nous sur la croix, nous ordonne le pardon des injures, dit-il.
”
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