Marie Poitevin

Élements biographiques

Marie Poitevin Diana Norville, par Mlle Poitevin… (1889)

Que voulez-vous que je puisse craindre de sa part ?
— Qui sait !. elle a peut-être quelque projet sur vous, reprit-il en la regardant avec une sorte de tristesse résignée.
— Si c'est là ce qui vous inquiète! fit la jeune fille en souriant d'un air singulier, vous avez bien tort. Et avec une sorte de malice affectueuse, elle ajouta en lui tendant la main : — Voyons, mon cher Marc, serez-vous rassuré si je vous promets que, dans un cas grave, je ne prendrai jamais conseil que de vous et de Gérald ?
- Mon dévouement égalera votre confiance, Diana, répondit le jeune homme d'un ton sérieux.
Source : Gallica

Marie Poitevin Les sept poussins de la Claudine (1887)

Ote-toi de là, Tine, disait Martin, l'banc est à moi !
- Ote-z'y, toi, le père l'a fait pour nous deux ; comme t'es un garçon, tu dois m'céder la place, répondit Martine, en appuyant son dire avec une bourrade que Martin lui rendit sans tarder.
Chariot, leur cadet, un gros joufflu d'une dizaine d'années, à la toison d'un blond de filasse, aux yeux bleus étonnés, les regardait faire, tout en surveillant sa tartine beurrée qu'il avait mise à griller devant le feu de sarments dont la clarté illuminait la chambre.
Source : Gallica

Marie Poitevin Diana Norville, par Mlle Poitevin… (1889)

Comme j'y serais bien, auprès de toi, ma bonne Diana ! Si tu savais combien j'ai besoin de calme ! Je crois que cela seulement pourrait me guérir.
— Te guérir ! Mais tu n'es pas malade, .Lydie. Tu es seulement un peu nerveuse par suite de ton grand chagrin. Il faut essayer de prendre des forces ; ton état de santé préoccupe ta mère, tes frères.
— Ma mère! non, dit Lydie tristement, en secouant sa tête blonde. Ma douleur l'irrite, la blesse, je ne sais pourquoi.
Quand j'ai appris l'horrible nouvelle, mon premier mouvement
a été de me réfugier dans ses bras.
Source : Gallica

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