Eugène van Bemmel, Marc Bruno, profil d'artiste, par Félix Thyes… (1855)
“ Adieu, Marc ! Je vais vous attendre au ciel. MATHILDE. — 191 — Marc, le visage caché dans ses mains, sanglotait. La nuit était venue, pure et claire. La lune répandait ses molles ondes lumineuses sur les champs, sur la verdure, sur la ruine silencieuse, projetant ça et là des ombres indécises. Un grillon faisait entendre quelque part son petit cri monotone. On voyait les blanches murailles d'une maisonnette derrière les peupliers, et la flamme pétillait dans l'âtre. Une voix fraîche, mélodieuse, ravissante, se fit entendre du côté de la chaumière. C'était une voix de jeune fille. ”
