Édouard Dujardin,
L'initiation au péché et à l'amour
(1925)
“ Marcelin menait une vie ridicule. Il essayait des conseils de l’aîné des frères Crémone. Il était entré en campagne ; il suivait les petites couturières, les modistes, à travers la Chaussée d’Antin et les rues qui montent aux Batignolles et à Montmartre.Le soir et le matin, elles passaient seules ou à deux ; à midi, quand elles allaient déjeuner, elles étaient par bandes de quatre à six ; alors, elles étaient inabordables. C’est le soir qu’il fallait opérer.La première difficulté était de bien voir ; d’un coup d’œil, il fallait apprécier les charmes physiques et les qualités morales. ”
