Maurice Maignen

Élements biographiques

Portrait de Maurice Maignen Maurice Maignen Notice sur l'abbé Henri Planchat… (1871)

Le séminaire les développa. C'est là surtout que sa piété s'éleva jusqu'à l'abnégation, et sa charité, jusqu'à l'héroïsme. Chaque degré dans les saints ordres embrasait son âme de plus en plus de la flamme apostolique. On sent qu'elle le pousse jusqu'à l'immolation entière, jusqu'au martyre. Le caractère sacerdotal y imprime le dernier sceau. Le secret de cette vie et de cette mort est
dans la grâce du sacerdoce. Les pauvres misérables, fous et aveugles, qui furent ses bourreaux, ne l'ont assassiné, sans doute, que parce qu'il était prêtre.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Maignen Maurice Maignen Les Jeunes ouvriers, par Maurice Le Prevost (1862)

Le petit Paul lève pour la première fois les yeux de dessus son travail et fait un gentil salut à madame Marcel.
— Comme tout est propre, comme tout est bien chez vous, ma chère, dit madame Marcel après un court silence, comme vous semblez heureuse !
— Je ne me plains pas, ma bonne voisine. Si le travail allait toujours, je n'aurais pas un souci, mais vous savez ce que sont les états aujourd'hui. Il n'y en a guère sans morte-saison; et si nous n'économisions pas dans les bons moments comme dans les mauvais, nous ne pourrions jamais joindre les deux bouts. Mon mari est si raisonnable !
Source : Gallica

Portrait de Maurice Maignen Maurice Maignen Le prêtre du peuple, ou La vie d'Henri Planchat… (1883)

La menace de la mort la plus imminente, l'attente plus cruelle que la mort même, rien ne peut affaiblir le zèle qui le dévore. Cette passion invincible pour les âmes, confond et touche jusqu'aux larmes. La mort d'une telle victime n'est pas un hasard politique. C'est le couronnement et le triomphe d'une vie consumée déjà dans le sacrifice, et immolée par l'ardeur de la charité.
Source : Gallica

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