Maurice Maignen,
Les Jeunes ouvriers, par Maurice Le Prevost
(1862)
“ Le petit Paul lève pour la première fois les yeux de dessus son travail et fait un gentil salut à madame Marcel. — Comme tout est propre, comme tout est bien chez vous, ma chère, dit madame Marcel après un court silence, comme vous semblez heureuse ! — Je ne me plains pas, ma bonne voisine. Si le travail allait toujours, je n'aurais pas un souci, mais vous savez ce que sont les états aujourd'hui. Il n'y en a guère sans morte-saison; et si nous n'économisions pas dans les bons moments comme dans les mauvais, nous ne pourrions jamais joindre les deux bouts. Mon mari est si raisonnable ! ”
