Nazaire Arnault, Nouvelles morales des faubourgs de Paris…
“ Le samedi soir, madame Delaunay et sa fille, M. Clémann et son fils se réunirent pour se tenir compagnie et se fortifier mutuellement. Ils gémissaient avec larmes sur cette guerre fratricide; ils déploraient l'aveuglement et la perte de tant d'infortunés. Ne gachant aucune nouvelle de ce qui se passait dans l'intérieur de Paris, et voyant, d'heure en heure, s'agglomérer dans le Faubourg un nombre considérable d'hommes armés, en sorte que le quartier tout entier se transformait comme en une effrayante citadelle, leurs craintes et leurs alarmes ne faisaient que redoubler de plus en plus. ”
