Résumé

Nazaire Arnault Nouvelles morales des faubourgs de Paris…

Le samedi soir, madame Delaunay et sa fille, M. Clémann et son fils se réunirent pour se tenir compagnie et se fortifier mutuellement. Ils gémissaient avec larmes sur cette guerre fratricide; ils déploraient l'aveuglement et la perte de tant d'infortunés. Ne gachant aucune nouvelle de ce qui se passait dans l'intérieur de Paris, et voyant, d'heure en heure, s'agglomérer dans le Faubourg un nombre considérable d'hommes armés, en sorte que le quartier tout entier se transformait comme en une effrayante citadelle, leurs craintes et leurs alarmes ne faisaient que redoubler de plus en plus.
Source : Gallica

Nazaire Arnault Nouvelles morales des faubourgs de Paris…

L'intervention de Blanche entre son père, dont le moral se corrompait de plus en plus, et sa mère, qui n'opposait à de si cruelles insultes que sa douceur et sa longanimité, prenait même quelquefois un caractère plein de force et d'énergie, bien au-dessus de son âge ; c'était lorsque Delaunay, ne sachant à qui s'en prendre, déversait tout ce qu'il y avait en lui d'amertume sur Augustine qui ne savait répondre que par des pleurs. Blanche ne pleurait pas, elle; mais sa figure si calme et si gracieuse s'animait tout à coup; un feu extraordinaire s'allumait dans ses
eux
Source : Gallica

Nazaire Arnault Nouvelles morales des faubourgs de Paris…

Pendant les premières heures du voyage, alors que la voiture l'emmenait loin de son pays et des êtres qu'il aimait uniquement en ce monde, Paul ne peut s'empêcher d'éprouver un certain regret d'avoir suivi une autre carrière que celle de son père et de son frère aîné. Il se disait encore qu'en restant à Varennes comme bijoutier, il eût eu au moins la perspective, même en qualité de simple ouvrier, de vivre paisiblement au sein de sa famille et de ses amis, et de jouir ainsi d'un
bonheur constant et assuré.
Source : Gallica

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