Résumé

J. Gerlier La fortune de Gaspard (5e éd.) (1876)

LUCAS.
Qu'est-ce que nous avons pour dîner?
GASPARD.
Un œuf dur chacun et du fromage blanc, Tiens, voilà ton œuf, ton pain; voici ma part; le fromage et le cidre entre nous deux.
LUCAS.
Et toi, Henri, qu'est-ce que tu as?
HENRI.
Quoi que j'ai? Pas grand'chose; du pain et du fromage passé.
LUCAS.
As-tu du cidre?
HENRI.
Ma foi non; quand j'ai soif, je vas au puits ou à la rivière. Maman est seule, tu sais, pour gagner sa vie ; elle n'a pas de cidre à me donner.
Lucas ne dit plus rien; les enfants mangent tous; quand Gaspard a fini, il regarde la bouteille de cidre.
Source : Gallica

J. Gerlier La fortune de Gaspard (5e éd.) (1876)

MINA.
Il y aura ainsi un avantage pour vous comme pour moi, monsieur le curé ; je profiterai de votre compagnie ; et vous, vous gagnerez dans le cœur de ces pauvres gens, qui sauront que c'est à vous qu'ils devront leur bien-être.
LE CURÉ.
Mais, mademoiselle, je ne sais pas à qui je dois cette gracieuse invitation et où je dois me rendre pour l'accepter?
MINA. Au châtelet, chez mon père et chez mon mari qui sont absents. Je ne suis pas demoiselle ; je suis la femme de M. Gaspard Féréor.
LE CURÉ.
Vous, madame? Mais vous êtes plus que sa femme, vous me semblez devoir être son bon ange!
Source : Gallica

J. Gerlier La fortune de Gaspard (5e éd.) (1876)

GASPARD.
Oh ! m'sieur, si je l'écoutais, je ne viendrais jamais à la classe. Il dit que ce sont des bêtises, et que je n'ai pas besoin de pâlir sur des livres, que j'en sais bien assez.
LE MAÎTRE D'ÉCOLE.
Fais comme tu voudras. On apprend bien des choses dans les livres.
GASPARD.
Je le sais bien, m'sieur; et c'est pourquoi je veux devenir savant comme M. Féréor. En voilà un qui a bien fait son chemin !
LE MAÎTRE D'ÉCOLE.
Prends garde, mon ami, d'en vouloir trop savoir ! Et surtout, ne désobéis pas à ton père. N'oublie pas qu'avant la science vient le respect pour ses parents.
Source : Gallica

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