Marthe Fiel, Le Fils du banquier
“ Il voulait rester dans un monde plus conforme au sien et parler la même langue. Aussi bien, et aussi digne d’être épousée que fût Mlle Bodrot, il savait qu’elle ignorerait certains détails d’éducation qui le feraient souffrir. Et le pauvre Gérard, qui se sentait encore le fils distingué du banquier Manaut, ne pouvait songer sans un serrement de cœur à devenir le mari de la fille du serrurier enrichi. Il s’en voulait de ces révoltes, étant scrupuleux. Il se demandait s’il devait rester chez Bodrot et profiter des bonnes dispositions du patron. Ce rôle lui répugnait. ”
