Résumé

Marthe Fiel Le Fils du banquier

Il voulait rester dans un monde plus conforme au sien et parler la même langue.
Aussi bien, et aussi digne d’être épousée que fût Mlle Bodrot, il savait qu’elle ignorerait certains détails d’éducation qui le feraient souffrir.
Et le pauvre Gérard, qui se sentait encore le fils distingué du banquier Manaut, ne pouvait songer sans un serrement de cœur à devenir le mari de la fille du serrurier enrichi.
Il s’en voulait de ces révoltes, étant scrupuleux. Il se demandait s’il devait rester chez Bodrot et profiter des bonnes dispositions du patron. Ce rôle lui répugnait.
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Marthe Fiel Le Fils du banquier (1931)

Un rayonnement s'étendait sur toute sa personne, et ses yeux, agrandis par le bonheur, regardaient M. Manaut.
Ce dernier enfila à l'annulaire de la jeune fille la jolie bague qu'apportait, triomphant, M. Laslay.
Denise dit, la voix un peu étranglée :
— Ce sera de grand cœur que j'aiderai Gérard en Espagne... Je ne voudrais pas le laisser seul dans une tâche aussi noble...
Pauline, heureuse, elle aussi, du beau dénouement des faits, disait :
Dieu n'abandonne jamais nos âmes... Pourquoi se révolte-t-on parfois, quand tout est si bien conduit ?...
Source : Gallica

Marthe Fiel Le Fils du banquier

Il ne fallait pas que son cœur pût livrer une telle bataille. Il ne voulait pas se poser sur sa route pour lui infliger ce cruel problème dont ils sortiraient tous deux amoindris, elle si elle se dérobait, lui s’il acceptait.
On ne met pas en face d’une telle réalité une jeune fille à qui l’on a montré le prisme de toutes les élégances.
Que pouvait lui importer l’ahurissement de Mme Alixin ? Il avait fui pour ne pas embarrasser Denise, surtout, pour ne pas livrer au public leurs deux cœurs encore ulcérés par la rupture.
La conscience de Gérard était calme.
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