Pierre Trébor, Les genêts en fleurs : roman (1947)
“ Tout n'est-il pas possible à l'amour ? Mais une ombre sembla se dresser derrière les traits de Valloz, éteindre son fin sourire, cette ombre qui ne le quittait guère plus que la sienne... Monchaban... Aure revint brusquement à la réalité. Francis ? Ce n'était pas lui, l'obstacle, mais l'autre, qu'elle avait, un soir récent, rejeté de sa vie. Depuis, rien ne semblait changé à leurs relations habituelles. Pourtant, dans le regard de Valère, il y avait maintenant plus que de l'admiration, plus que du désir : il y avait une menace, et elle frissonna en l'évoquant. ”
