Victor Lefloch

Résumé

Victor Lefloch Pauvre fille : roman fataliste (1834)

Oh ! je conçois le bonheur, quand une belle jeune fille, ivre d'amour et de passion, s'abandonne, vaincue, égarée, délirante, à vos bras qui l'enserrent;—et mourante, aux baisers de votre lèvre en feu, ne peut, à travers ses soupirs, articuler que ce mot, qu'entrecoupe le cri d'une délicieuse douleur : Grâce...—Oh! voilà de la joie, de l'enivrement !... voilà un bonheur vrai, suprême, unique!... c'est là... oh! c'est là qu'on peut s'écrier : je suis heureux!!.
Mais ce bonheur, que s'attribue Dalmer— oh! c'est une dérision, un mensonge, une infamie !... ce sera plus tard un remords !...
Source : Gallica

Victor Lefloch Pauvre fille : roman fataliste (1834)

C'est en vain qu'Emile veut détourner de ce dessein Néïska, dont la sensibilité ne peut que souffrir à cette scène funèbre : les pleurs supplians de la jeune fille le subjuguent. — Mon Dieu, vous le voyez, il est ici bas des âmes plus flexibles, plus humaines que la vôtre !
Edmond et Néïska, l'un et l'autre soutenus par les bras d'Emile, se dirigent vers l'asile de mort : — Quelques soupirs de Néïska troublent seuls le silence de leur marche.
La nuit, comme un réseau immense, couvrait déjà de son ombre la solitaire petite ville
Source : Gallica

Victor Lefloch Pauvre fille : roman fataliste (1834)

C'est touchant de voir ainsi la victime qui pardonne, amoureusement unie au bourreau qui espère. Néïska sera toujours confiante ; et c'est en tombant de déception en déception, que, sanglante et brisée, elle atteindra le fond de l'abîme !
Le médecin a imposé quelque repos à la malade. —Elle est seule.
Le sommeil fuit sa paupière. Toute autre eût réfléchi sur la sincérité, sur la pureté des démonstrations affectueuses de Dalmer. Néïska ne pense, elle, qu'à bénir la généreuse Providence, qui l'a conservée à la vie pour donner à Dalmer le moyen de réparer dignement sa faute.
Source : Gallica

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