Vocaltha, Marco, ou l'Espagnol proscrit, épisode des guerres d'Espagne… (1836)
“ Donne-moi ta main, Marco. Il la prend, il la serre, il m'enlève, il me fait franchir l'obscurité des souterrains : je suis en plair air, sous la voûte du ciel. Mes fers se brisent; la vie dégagée reprend peu à peu son empire ; je retrouve quelques anciens amis, quelques vieux compagnons d'armes; je me crois en possession de ma jeunesse, de mes plaisirs, de mes chansons, démon indolence, de mes amours , de mes transports d'autrefois ; je ris, je bois, je danse, je chante le bonheur, je chante la patrie, je chante la liberté. Le tombeau m'a donné une réexistence miraculeuse. ”
