Gustave Flaubert,
Œuvres de jeunesse
“ Vous avez vu Pedrillo. C’est cet homme grand, mince, marqué de petite vérole, qui saute sur la corde d’un pas léger et qui bondit et qui saute sans balancier. Depuis deux ans nos deux troupes vivaient en bonne intelligence, et la famille de Pedrillo ne s’était pas repentie de cette association ; tous vivaient heureux, tranquilles, sans souci, mangeant le soir ce qu’ils avaient gagné tout le jour. Marguerite seule était malheureuse. Et pourtant, son mari ne la battait plus, ses enfants avaient du pain. ”
