Gustave Flaubert,
Œuvres de jeunesse
“ SMARH.Mieux vaudrait le néant!SATAN.Il existe, le néant, car la science n’est pas. Veux-tu monter encore? Veux-tu avancer toujours? Oh! l’horrible mystère de tout cela, si tu le connaissais! ta peau deviendrait froide, et tes cheveux se dresseraient, et tu mourrais, épouvanté de tes pensées.SMARH.Oh! non, non, j’ai peur! cet infini me mange, me dévore; je brûle, je tremble de m’y perdre, de rouler comme ces planches emportées par les vents et de brûler comme elles par des feux qui éclairent; assez! grâce!SATAN.Cependant je t’aurais poussé bien loin dans le sombre infini. ”
