Gustave Flaubert

Gustave Flaubert

Résumé

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert La Revue blanche

Chose bizarre ! il y a tout ensemble du tourment et de la joie dans cette insomnie. — Est-ce par vanité encore ?
...Ah ! l’amour ne serait-il que de l’orgueil ? Faut-il nier ce que les impies respectent ? Faudrait-il rire du cœur ?
Hélas ! hélas !
La vague a effacé les pas de Maria.
Ce fut d’abord un singulier état de surprise et d’admiration, une sensation toute mystique en quelque sorte, toute idée de volupté à part. Ce ne fut que plus tard que je ressentis cette ardeur frénétique et sombre de la chair et de l’âme et qui dévore l’une et l’autre.
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Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert La Revue blanche

L’homme, grain de sable jeté dans l’infini par une main inconnue, pauvre insecte aux faibles pattes qui veut se retenir sur le bord du gouffre à toutes les branches, qui se rattache à la vertu, à l’amour, à l’égoïsme, à l’ambition et qui fait des vertus de tout cela pour mieux s’y tenir, qui se cramponne à Dieu, et qui faiblit toujours, lâche les mains et tombe...
Homme qui veut comprendre ce qui n’est pas, et faire une science du néant ; homme, âme faite à l’image de Dieu et dont le génie sublime s’arrête à un brin d’herbe et ne peut franchir le problème d’un grain de poussière !
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Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert La Revue blanche

Je courais sur les rochers, je prenais le sable de l’Océan que je laissais s’écouler au vent entre mes doigts, je mouillais des varechs, et j’aspirais à pleine poitrine cet air salé et frais de l’océan qui vous pénètre l’âme de tant d’énergie, de poétiques et larges pensées ; je regardais l’immensité, l’espace, l’infini, et mon âme s’abîmait devant cet horizon sans bornes.
Oh ! mais ce n’est pas là qu’est l’horizon sans bornes, le gouffre immense. Oh ! non, un plus large et plus profond abîme s’ouvrit devant moi. Ce gouffre-là n’a point de tempête
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