Louis Tiercelin, Les impressions, les rêves (1891)
“ Mais, lentement, le ciel triste, les mers sauvages, Pénétrèrent mon cœur de solennels effrois; Et ma jeunesse en deuil erra sur les rivages Où des menhirs païens sont mêlés à des croix. Nul ne peut échapper à l'attrait du mystère, Devant les vastes flots et l'infini du soir : La pensée est plus grave et l'âme plus austère, Et l'homme est soulevé par un immense espoir. Le soleil, reculant à l'horizon sans bornes, Fait rêver les regards d'une autre immensité; La mort semble guetter au bord des écueils mornes ; D'immobiles granits parlent d'éternité. ”
