Alfred Descarries, Heures poétiques, recueil de poésies canadiennes (1907)
“ Semble en cet or se fondre ainsi qu'en l'or d'un miel Qui coulerait à flots d'une mer opaline, D'écume blonde au loin se frange la colline. C'est l'oraison d'amour sous le dôme des bois, La source, le zéphir, tout bruit une prière.... Je sens la vie au coeur, des pleurs à ma paupière Aux rythmes solennels de ces exquises voix, C'est l'oraison d'amour sous le dôme des bois. Enivré du troublant et sol amour des choses, Un grave laboureur chantonne de vieux airs Pendant que son troupeau s'abreuve aux ruisseaux clairs. ”
