Résumé

Alfred Descarries Heures poétiques, recueil de poésies canadiennes (1907)

Semble en cet or se fondre ainsi qu'en l'or d'un miel Qui coulerait à flots d'une mer opaline,
D'écume blonde au loin se frange la colline.
C'est l'oraison d'amour sous le dôme des bois, La source, le zéphir, tout bruit une prière.... Je sens la vie au coeur, des pleurs à ma paupière
Aux rythmes solennels de ces exquises voix,
C'est l'oraison d'amour sous le dôme des bois.
Enivré du troublant et sol amour des choses,
Un grave laboureur chantonne de vieux airs Pendant que son troupeau s'abreuve aux ruisseaux clairs.
Source : Gallica

Alfred Descarries Heures poétiques, recueil de poésies canadiennes (1907)

Où le moins riche même a sa part de bonheur,
Tout cela vous meurtrit, vous fait du mal au coeur.
Au dehors, les sentiers blancs de neige étincellent, L'azur du firmament où des flots d'or ruissellent Semble un immense écrin de célestes joyaux Inondant l'infini de leurs rayons si beaux Que le ciel est noyé sous l'immense lumière De ces mille astres blonds perdus dans le mystère.
Le beffroi carillonne au loin son chant divin Eveillant les échos et montrant le chemin Du Temple où Tout-Puissant, l'Auteur de la Nature Se fait pauvre et chétif pour laver la souillure Du Genre-Humain perdu !
Source : Gallica

Alfred Descarries Heures poétiques, recueil de poésies canadiennes (1907)

Aimer, pleurer, souffrir, se pâmer sous l'émoi D'un songe persistant, vision délirante Où l'on cherche une main amie autour de soi !..
C'est enfin marteler sur l'enclume du rêve,
Des vers toujours plus beaux que ceux que l'on achève,
Effrayés quelquefois de se sentir un coeur,
Comme si l'on craignait l'éternelle souffrance !...
Etre poète, c'est rêver d'une âme soeur A vos lèvres vidant la coupe d'epérance !
Source : Gallica

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