Gervais Jastram, Juvenilia (1928)
“ Si tu voyais le coeur bien-aimé de ta belle ! Ce soir, l'orage gronde et ton idole a peur ; Où sont tes chants divins qui chassent la douleur ? Qu'est devenue, hélas ! ta lyre harmonieuse ? Ses accords rendent-ils ton âme plus heureuse ? Le zéphir vient-il donc caresser tes cheveux ? Sont-ils toujours flétris tes adorables yeux ?... Pour moi, mon ciel est noir ; je ne vois plus l'étoile, Et mon être est couvert d'un funéraire voile, Et malgré mes sanglots, mes prières, mes cris Nulle âme n'a pitié de mes affreux soucis. ”
