Édouard Cavailhon, Impressions du moment, poésies (1879)
“ La vie est un torrent dont le ciel est la rive, Sache le traverser. Poète par le coeur, tu ne sais plus sourire. Tout plaisir te déplaît et ton âme soupire Les accents du malheur. A nous autres plus forts laisse la poésie, Faible femme, ici-bas, laisse-nous son génie.... Il n'est pas le bonheur. Dans les jardins du monde, ô fleur à peine éclose, Veux-tu, reine flétrie aussitôt que la rose, Ne vivre qu'un printemps ? Oh ! non. Reste avec nous ; ne vas plus solitaire Rêver à ta douleur, douleur imaginaire De pensers trop ardents. ”
