Édouard Cavailhon

Élements biographiques

Édouard Cavailhon,  Les chants d'un Gaulois : poésies vengeresses (1887)

“ Dont la fausse pudeur, comme dit lord Byron, Me semble un gant glacé sur une main galeuse.
CLOVIS HUGUES
Il a du soleil dans la tête, De l'émotion dans le cœur.
Son regard est profond, rêveur, Même dans l'entrain d'une fête.
Son vers est fait pour la conquête, Puisqu'il rappelle la lueur D'un barde moderne, et l'ardeur D'un troubadour que rien n'arrête.
Vive cet enfant du Midi, Egrenant comme un bengali, Sa poésie ensoleillée.
Le souffle est grand et naturel, Et le talent est bien réel
Chez cette muse échevelée.
”
Source : Gallica

Édouard Cavailhon,  Impressions du moment, poésies (1879)

“ Quand mon âme s'envole Vers l'horizon divin qui calme la douleur, De tous anciens désirs je me sens délivrée. Que ferais-je d'un nom pour ne pas le porter? Et par moi pourquoi donc serait-elle enviée, La richesse qu'au ciel ou ne peut emporter ? De ces enivrements mon âme s'est guérie. Ce que je veux de vous, c'est votre repentir. Je veux combattre et vaincre au nom d'une autre vie, Vous gagner à la foi, vous, du doute martyr.
RODOLPHE.
La mort est le seul bien qui nous guérit du doute. Elle ne trompe pas ses plus humbles amants. Va-t'en, je veux mourir.
”
Source : Gallica

Édouard Cavailhon,  Les chants d'un Gaulois : poésies vengeresses (1887)

“ J'essayai bien souvent d'échapper à tes charmes En cherchant dans le vin l'ivresse qui m'a fui ; Mais toujours la douleur changeait mon vin en larmes, Et mon orgie en long ennui.
C'est que je garde au cœur ta noble et douce image; C'est qu'un baiser de toi m'est plus doux que le miel; C'est que pour vivre heureux il me faut ton ombrage, Comme aux anges il faut le ciel.
AMOUR RÉALISTE
D'autres semblent chercher, sans relâche et sans trêve Autour d'eux l'âme-sœur dont parle tout roman, Et l'amour n'est pour eux qu'une sorte de rêve.
”
Source : Gallica

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