Édouard Cavailhon, Les chants d'un Gaulois : poésies vengeresses (1887)
“ Le ciel est dans votre regard, Mais ma pauvre âme est torturée. Car il faut bien me l'avouer, Je ne suis plus du tout le même ; Dût cette audace me tuer, Je vous admire et je vous aime. Un horizon de désespoir Devait seul assombrir ma vie. J'appelais la mort, lorsqu'un soir J'aperçus, près de moi, Lydie. — « Dans mon inutile douleur, Pourquoi donc venir me surprendre? » Dis-je. — M'attirant sur son cœur, Elle répondit, douce et tendre : - « Vous m'aimez ! Où donc est le mal ? Ce portrait, c'est votre espérance. Chassez le doute et la souffrance; Je vous promets l'original. » ”
