Résumé

Édouard Cavailhon Les chants d'un Gaulois : poésies vengeresses (1887)

Le ciel est dans votre regard, Mais ma pauvre âme est torturée.
Car il faut bien me l'avouer, Je ne suis plus du tout le même ; Dût cette audace me tuer, Je vous admire et je vous aime.
Un horizon de désespoir Devait seul assombrir ma vie.
J'appelais la mort, lorsqu'un soir J'aperçus, près de moi, Lydie.
— « Dans mon inutile douleur, Pourquoi donc venir me surprendre? » Dis-je. — M'attirant sur son cœur, Elle répondit, douce et tendre : - « Vous m'aimez ! Où donc est le mal ?
Ce portrait, c'est votre espérance.
Chassez le doute et la souffrance; Je vous promets l'original. »
Source : Gallica

Édouard Cavailhon Les chants d'un Gaulois : poésies vengeresses (1887)

M. ALPHONSE DAUDET
Son talent est incontestable, Mais il n'a rien de génial.
Son style n'est jamais banal, Mais d'imparfaits il nous accable.
C'est monotone et déplorable.
En s'attelant comme un cheval, On devrait être inattaquable, Lorsqu'on n'est pas original.
On dit que sa femme travaillle A sa littéraire bataille, Et qu'il n'est qu'un enregistreur.
Pour faire une phase euphonique, Le plus souvent, Daudet abdique La force, l'entrain et le cœur.
Je commence avec le plus grand plaisir et la plus entière loyauté à rendre plein et franc hommage au talent de M. Alphonse Daudet.
Source : Gallica

Édouard Cavailhon Les chants d'un Gaulois : poésies vengeresses (1887)

Dont la fausse pudeur, comme dit lord Byron, Me semble un gant glacé sur une main galeuse.
CLOVIS HUGUES
Il a du soleil dans la tête, De l'émotion dans le cœur.
Son regard est profond, rêveur, Même dans l'entrain d'une fête.
Son vers est fait pour la conquête, Puisqu'il rappelle la lueur D'un barde moderne, et l'ardeur D'un troubadour que rien n'arrête.
Vive cet enfant du Midi, Egrenant comme un bengali, Sa poésie ensoleillée.
Le souffle est grand et naturel, Et le talent est bien réel
Chez cette muse échevelée.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature