Résumé

Charles Potvin Poésies politiques et élégiaques (1849)

Peuple affamé de pain, bien moins que de justice, A nos temps créateurs il faut le sacrifice; Savoir souffrir serait ta première vertu.
Attends au moins sept jours que l'œuvre se consomme ; Pour l'accomplir, au riche, il suffira d'être homme ; Tu lui dois plus encor; pourquoi l'oubliais-tu?
Il reprend le combat, désespéré, terrible : On l'accuse du meurtre, ô châtiment horrible !
Mais déjà c'en est fait ; le droit sera vainqueur.
Il a fléchi devant le martyr vénérable ; Car l'Achille insurgé n'a qu'un point vulnérable, Et ce point, c'est le cœur.
Source : Gallica

Charles Potvin Poésies politiques et élégiaques (1849)

Votre cœur l'aimerait et, précieux modèle, Me rendrait meilleur fils, mieux inspiré, plus doux.
Même foi, même espoir, même cœur, même zèle : De notre vie à trois l'ange serait jaloux !
Loin de vous, je serais heureux encor près d'elle ; Loin d'elle, je serais heureux auprès de vous.
Idole de son fils, vous seriez son idole ; Ses derniers jours auraient la plus douce auréole ; Elle vous bénirait, disant : Je puis mourir!
Et moi, je lui dirais.: Mon destin tient au vôtre, Soyons longtemps heureux du bonheur l'un de l'autre ; Vivez pour nous aimer, mère, et pour nous unir!
Source : Gallica

Charles Potvin Poésies politiques et élégiaques (1849)

Pauvre d'esprit, riche de cœur !
Ainsi je chante : ainsi j'aime et je prie; A d'autres fronts la superbe hauteur Où la science alliée au génie Ose sonder le nom du Créateur!
D'autres verront, disséquant la nature, Son art, ses lois; moi, j'aime l'humble fleur; Mon plus doux chant, mon hymne la plus pure, Est votre nom qu'en priant je murmure.
Pauvre d'esprit, riche de cœur!
Béni soit Dieu qui mit tant d'harmonie Dans les oiseaux, dans les fleurs, dans les cieux; Qui donne aux uns la puissance infinie Ainsi qu'à l'aigle un vol audacieux !
Source : Gallica

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