Désiré Tricot, Poésies posthumes de Désiré Tricot… (1851)
“ Est-ce donc que j'oublie, en mon délire étrange , Que tu n'es qu'un vampire âpre à l'or, âpre au sang, Dont la bauge, exhalant l'alcool et la fange, Mord, comme un traquenard , la pudeur du passant? A toi parler du ciel et de son ambroisie, De ses chastes amours, de ses étoiles d'or, Du parfum de ses fleurs et de sa poésie. A quoi bon ?. tout en loi, sauf la débauche, est mort ! A toi communiquer les fièvres virginales Qui brûlent le poète en épurant son cœur. J'aime mieux te mêler aux rondes infernales Au sabbat des maudits dont Satan tient le chœur ! ”
