Résumé

Désiré Tricot Poésies posthumes de Désiré Tricot… (1851)

Est-ce donc que j'oublie, en mon délire étrange , Que tu n'es qu'un vampire âpre à l'or, âpre au sang, Dont la bauge, exhalant l'alcool et la fange, Mord, comme un traquenard , la pudeur du passant?
A toi parler du ciel et de son ambroisie, De ses chastes amours, de ses étoiles d'or, Du parfum de ses fleurs et de sa poésie.
A quoi bon ?. tout en loi, sauf la débauche, est mort !
A toi communiquer les fièvres virginales Qui brûlent le poète en épurant son cœur.
J'aime mieux te mêler aux rondes infernales Au sabbat des maudits dont Satan tient le chœur !
Source : Gallica

Désiré Tricot Poésies posthumes de Désiré Tricot… (1851)

Aussi vois-les, ces repus gras et lâches, Nous maculer de leur propre noirceur : « Nous sommes gens de poignards et de haches ; « Toi, le bourreau , peuple ! moi, l'aiguiseur ! »
Consolons-nous d'ineptes calomnies, Nous nous sentons purs de tout sang humain ; Dieu, d'un regard, finit nos agonies : Peuple vengeur ! ma souffrance et ta faim !
Ils m'ont sacre de ta sainte auréole , Peuple ! en croyant me forger un carcan ; Ouvre-moi donc ton cœur et ton école, Toi, le pipeau, la lyre , le volcan !
Embrasse , en moi, ton frère et ton poète ; Par le travail nous serons rois , demain !
Source : Gallica

Désiré Tricot Poésies posthumes de Désiré Tricot… (1851)

Vive ! la Vénus ivre , ardente proxenète, Qui se tord et bondit plus prompte qu'un jaguar, Enlaçant, fasciné sur son sein qui halète , Vipère aux mille nœuds, son amant de hasard !.
Vive ! jusqu'au juron qui, passant par sa bouche, Plus qu'un soupir d'amour épice le plaisir, Sa science, que rien n'étonne et n'effarouche , Qui fait comme un phénix renaître le désir !.
C'est celle-là que j'aime, et non la mijaurée, La Vierge sans désir et sans enivrement, Dont, au bas du corset la ceinture serrée , Craint de se dénouer sous les doigts d'un amant.
Source : Gallica

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