Ernest d' Orllanges, Les Nuits parisiennes. Poésies naturalistes par Ernest d'Orllanges (1883)
“ Alors arrêtez-vous ici, traitez-moi de crapule et d'homme débauché, car dans ce lupanar je m'en vais barboter tout seul, comme un canard. Oui, j'y veux pénétrer. Déjà le crépuscule est loin. Il est bientôt minuit. C'est le moment où vous êtes couchés dans vos lits mollement, vous, les bienheureux, qui vivez bourgeoisement. Un lupanar est là, béant, stupide et bête, un gouffre où l'on s'en va débarrasser ses sens, quand on est laid et vieux, des désirs frémissants qui font mousser le corps et pétiller la tête, tout comme un flacon d'Ay mousseux. ”
