Résumé

Jules Gounon-Loubens Essais sur l'administration de la Castille au XVIe siècle (1860)

L'homme, encouragé par une nature bienveillante, n'a pas craint de se fixer au sol, et s'est entouré des animaux qu'il est sûr de pouvoir nourrir, et sans lesquels il ne saurait ni travailler ni féconder la terre. Cette union de la culture avec l'économie du bétail, la petite étendue des fermes qui en est un peu la conséquence, et surtout la présence continuelle du cultivateur sur le domaine qu'il exploite, toutes circonstances qui sont encore exceptionnelles en Espagne, ont rendu de tout temps l'agriculture plus prospère et la population plus nombreuse dans cette contrée que dans les autres.
Source : Gallica

Jules Gounon-Loubens Essais sur l'administration de la Castille au XVIe siècle (1860)

Lorsqu'on se représente la grandeur de l'Amérique, la rapidité avec laquelle les Castillans s'en emparèrent, les prodiges qu'ils y accomplirent, et les immenses richesses qu'ils en retirèrent, on est tenté de croire que la population entière de la métropole dut s'y transporter, et qu'elle ne fut pas de trop pour entreprendre et pour achever une œuvre si extraordinaire ; de sorte que la colonisation de l'Amérique semblerait à elle seule devoir expliquer la dépopulation de la Castille.
Source : Gallica

Jules Gounon-Loubens Essais sur l'administration de la Castille au XVIe siècle (1860)

Jamais l'avenir d'un grand peuple n'a été si visiblement attaché à la décision de son gouvernement; le Portugal était soumis, il n'y avait plus qu'un roi dans la Péninsule, et tout dépendait de sa volonté. Certes, quand Philippe II convoitait le Portugal, il eut été bien permis de croire que ce qu'il y cherchait surtout, c'était la capitale qui manquait à la monarchie. Voilà ce qui rendait précieuse, légitime même, si l'on veut, la conquête du dernier État indépendant de la Péninsule, et non pas un accroissement de territoire plus nuisible qu'utile à une puissance qui n'était que trop étendue.
Source : Gallica

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