Résumé

James de Chambrier Rols Catholiques. D'Isabelle I à Philippe II (1895)

La prise de Grenade fut pour la chrétienté un peu comme une revanche de l'occupation de Constantinople par les Turcs ; mais pour Grenade elle-même, l'heure de la conquête espagnole fut celle de la déchéance. C'en était fait de sa prospérité ; la capitale du dernier royaume arabe de la péninsule perdit sous les rois catholiques l'importance acquise sous les rois maures. Des cinq cent mille habitants qu'elle comptait sous les califes, elle n'en garda que soixante mille, indolents pour la plupart, sans goût pour les choses de l'esprit.
Source : Gallica

James de Chambrier Rols Catholiques. D'Isabelle I à Philippe II (1895)

Il y prend l'or nécessaire à sa flotte et à ses troupes, lui demande ses hommes d'Etat, ses capitaines, les bandes disciplinées
qui traversent l'Europe ; il y veut la noblesse déprimée, le clergé obéissant, le peuple incliné devant sa gloire. Il assouplit à ses vues le caractère de la péninsule, emportée bientôt par un esprit de domination universelle, moulée aussi par le catholicisme auquel Loyola donne une milice, dont le duc d'Albe est le champion, et à l'ombre duquel s'affirme la royauté absolue telle qu'elle s'est levée sur les ruines des institutions féodales.
Source : Gallica

James de Chambrier Rols Catholiques. D'Isabelle I à Philippe II (1895)

Leur souffle lyrique est large et doux, puissant et délicat ; c'est tour à tour le murmure du ruisseau, la sonnerie du clairon.
Les romanceros espagnols et les trouvères français se sont inspirés d'eux.
L'empire arabe, qui avait un instant franchi les Pyrénées et pénétré en France d'où le bras de Charles Martel, à Tours et à Poitiers, le refoula dans la péninsule, ne devait être en Espagne qu'un épisode extraordinaire autant qu'intéressant ; et si la civilisation qu'il lui avait apportée s'écroula comme celle des Goths, c'est qu'elle avait en elle-même le germe de sa ruine.
Source : Gallica

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