James de Chambrier, Rols Catholiques. D'Isabelle I à Philippe II (1895)
“ La prise de Grenade fut pour la chrétienté un peu comme une revanche de l'occupation de Constantinople par les Turcs ; mais pour Grenade elle-même, l'heure de la conquête espagnole fut celle de la déchéance. C'en était fait de sa prospérité ; la capitale du dernier royaume arabe de la péninsule perdit sous les rois catholiques l'importance acquise sous les rois maures. Des cinq cent mille habitants qu'elle comptait sous les califes, elle n'en garda que soixante mille, indolents pour la plupart, sans goût pour les choses de l'esprit. ”
