Résumé

Portrait de Jane Dieulafoy Jane Dieulafoy Isabelle la grande reine de Castille… (1920)

Instruite du sort qui la menaçait, Isabelle tomba dans le désespoir. Sa main serait-elle le prix de la trahison dont son frère deviendrait la victime ; serait-elle contrainte de l'accorder à un homme qui lui faisait horreur ? Violent, vicieux, il avait poussé l'audace jusqu'à essayer d'attenter à l'honneur de la Reine, mère d'Isabelle, outrage dont Juan II n'avait pas osé tirer vengeance. Enfin la jeune Infante était humiliée jusqu'au fond de l'âme à la pensée de s'unir à un homme d'une naissance si inférieure à la sienne, lié à l'Église par des liens indissolubles à ses yeux.
Source : Gallica

Portrait de Jane Dieulafoy Jane Dieulafoy Isabelle la grande reine de Castille… (1920)

La chevalerie entrait en agonie et toutes les cloches d'Espagne sonnaient le glas. Elle se mourait, rompue par la cavalerie légère, humiliée par l'infanterie qui prenait pour cible ses masses pesantes et l'empêchait d'approcher, décimée par les armes à feu qui substituaient au corps à corps le combat à distance. Les temps venaient où les guerriers bardés de fer ne formeraient plus que des gardes d'honneur et où les hommes iraient à la bataille en simple casaque de peau, à moins que, victimes à sacrifier au salut d'une armée en déroute, on ne leur demandât de fournir des charges héroïques.
Source : Gallica

Portrait de Jane Dieulafoy Jane Dieulafoy Isabelle la grande reine de Castille… (1920)

Le lendemain, un bruit sinistre se répand dans la ville. Le roi, frappé d'un mal subit, est en danger de mort. Sans défiance, les grands s'empressent d'accourir. Quand ils furent réunis dans une salle dont la porte s'était refermée sur eux, Enrique entra, l'épée nue à la main, le visage sévère, et s'assit sur un trône placé à l'extrémité de la salle. Le silence régnait. Le Monarque le rompit enfin et, s'adressant à l'Archevêque de Tolède :
« Combien de souverains avez-vous connus en Castille ?
Quatre, répondit le Primat.
— Et vous, comte de Bénavente ?
— Trois seulement. »
Source : Gallica

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