Jane Dieulafoy,
Isabelle la grande reine de Castille…
(1920)
“ Instruite du sort qui la menaçait, Isabelle tomba dans le désespoir. Sa main serait-elle le prix de la trahison dont son frère deviendrait la victime ; serait-elle contrainte de l'accorder à un homme qui lui faisait horreur ? Violent, vicieux, il avait poussé l'audace jusqu'à essayer d'attenter à l'honneur de la Reine, mère d'Isabelle, outrage dont Juan II n'avait pas osé tirer vengeance. Enfin la jeune Infante était humiliée jusqu'au fond de l'âme à la pensée de s'unir à un homme d'une naissance si inférieure à la sienne, lié à l'Église par des liens indissolubles à ses yeux. ”
