“ Plus loin c’est l’allure preste et fringante du paysan andalou. De par tous les saints d’Aragon, qu’il est bien, avec son amoureuse en croupe et son beau costume brun tout brodé de soie noire et doublé d’incarnat ! Et ces milliers de petits boutons d’or taillés à jour qui serpentent le long de la cuisse et viennent s’arrêter au-dessus de ses guêtres de chamois ! Comme son pied s’appuie ferme dans son large étrier mauresque ! ”
Aragon
Définition et enjeux
Aragon, région historique et géographique du nord-est de l'Espagne, a attiré l'attention de nombreux auteurs à travers les siècles. Des descriptions géographiques, telles que celles de Gustave d’Alaux mettant en évidence sa vaste étendue et son importance historique, aux réflexions culturelles d’Eugène Sue sur ses traditions populaires, en passant par les observations botaniques et topographiques de P.-J.-A.
Dupuy, les points de vue sont variés. Le Dictionnaire de Trévoux en propose même une origine du nom, tandis que des textes historiques évoquent son rôle dans les conflits médiévaux. Ces visions, riches et diversifiées, dévoilent une région à la fois stratégique et symbolique, ancrée dans la péninsule ibérique.
Citations sur “Aragon”
Gustave d’Alaux, Revue des Deux Mondes
“ LES PYRENEES ARAGONAISES De toutes les provinces de l’Espagne, l’Aragon est la plus vaste et la moins connue. Nulle autre n’a pesé aussi long-temps qu’elle sur l’histoire du monde, nulle autre n’est mieux protégée, par les accidens du sol, contre l’envahissement de ce courant anglo-français, sous lequel s’altère chaque jour la vieille physionomie de la Péninsule ; nulle autre, enfin, ne longe la France sur une plus considérable étendue, et, malgré tant de titres à la curiosité, l’Aragon ne tente ni écrivains ni voyageurs. ”
P.-J.-A. Dupuy, Journal et impressions d'un voyage dans les départements d'Alger et d'Oran… (1859)
“ Rien de plus riche, rien de plus beau que les plaines qui environnent la capitale de l'Aragon. Comme la superbe vallée du Graisivaudan, au milieu de laquelle Grenoble est assis, elles sont couvertes de nombreuses fermes, autour desquelles l'oeil se repose délicieusement sur les cultures les plus soignées, les récoltes les plus variées, et la plus luxuriante végétation. A la vérité, ce ne sont plus à Saragosse, les récoltes, les orangers, les grenadiers, les palmiers, les oliviers de Séville, de Grenade et de Cordoue ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ ARAGNE. s. f. Vieux mot ; qui signifie araignée, & qui peut encore être employé dans la poësie naïve ou marotique. ARAGON. Aragonia. Royaume d’Espagne, qui a au nord les Pyrénéees, la Castille au couchant, Valence au midi, la Navarre au nord-ouest, la Catalogne au levant. Quelques-uns croient qu’il a pris son nom d’une petite rivière qui l’arrose, & qui se nomme Aragon. C’est le sentiment du P. d’Orléans. D’autres pensent que c’est une corruption de Tarracone, qui donnoit son nom à tout ce pays qu’on appeloit Taraconensis Hispania. C’est le sentiment d’Antonius Nebrixa, & de Vasæus. ”
Quétin, Guide du voyageur en Espagne et en Portugal… (1853)
“ Comme la Catalogne que nous venons de quitter, l'Aragon est un pays sillonné de hautes montagnes qui sont toutes des ramifications du grand système des Pyrénées, dont les sommets sont couverts de neige. Ces monts sont entrecoupés par de belles et riantes vallées dans lesquelles bondissent de nombreux et magnifiques troupeaux, et andessus de ces vallées s'étendent de vastes plaines produisant tout ce que l'homme peut demander à la terre pour satisfaire à tous ses besoins ; son climat est chaud dans les vallées, tempéré dans les plaines, mais froid dans les montagnes. ”
Napoléon Peyrat, L'arise : romancero religieux, historique et pastoral (1863)
“ Roger-Ramon de Foix tend au roi d'Aragon Sa flamboyante épée, et l'Ange des orages De l'Arise excite les rages. Un cri part: « Gloire au Christ! guerre et mort au Dragon ! » Et le mont, la cité, la nue, S'ébranlent à la fois; l'orageux bataillon S'élance, et jusqu'aux ciel monte l'hymne connue, Et Jéhova descend dans le noir tourbillon ; L'Eternel sur les camps trois fois passe et repasse ; Trois fois un large éclair brille, et trois fois l'espace Gronde. Où donc est Thémine et son camp odieux ? ”
Alfred Germond de Lavigne,
Espagne et Portugal, par A. Germond de Lavigne…
(1890)
“ A l'O., on voit une grande partie de la vallée de l'Aragon qui étale ses vergers, ses jardins et ses prairies parsemées de maisonnettes, et se redresse pour former la base de la montagne de San Juan de la Pena, toute noire de sapins. Au S. et au S.-O., on a sous ses pieds la ville hérissée de tours et de clochers, et, de l'autre côté de la vallée, les regards sont attirés par la masse gigantesque de la Pena de Oroel. De belles promenades d'ormeaux et de frênes l'ont le tour des murailles. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ L’Aragon et la Castille, où les templiers étaient nombreux et aimés, s’émurent. En Aragon, confiants dans les châteaux forts de leurs commanderies et craignant qu’on ne les traitât comme leur grand maître et leurs frères de France, ils prirent les armes, et il fallut que les troupes royales les assiégeassent dans ces retraites. La commanderie de Monçon fut celle qui résista le plus longtemps. On les y força, et tous les chevaliers pris les armes à la main furent jetés en prison. ”
Justin Cénac-Moncaut, L'Espagne inconnue, voyage dans les Pyrénées… (1861)
“ La rivière d'Aragon, née dans la vallée de Camfranc et de Jaca, suit une ligne à peu près parallèle, et va se perdre dans l'Èbre, près de Villafranca. Les rivières espagnoles tiennent à manifester leur nationalité, en ayant des couleurs à elles, tout comme les pâturages et les champs... Sous l'influence du soleil et de la poussière, leurs eaux ne restent pas vertes ou bleues, elles deviennent rouges dans l'Argaet blanches dans l'Aragon : mais soyons indulgents envers le paysage. Si le peintre le dédaigne, l'agronome l'estime beaucoup. ”
La fin du Moyen-Âge. 1, La désagrégation du monde médiéval… (1931)
“ Le royaume d'Aragon est, au XIVe siècle, l'État de beaucoup le plus solidement charpenté de toute la péninsule ibérique, et il est alors, nous l'allons voir, en pleine force d'expansion. Il n'est cependant, pas plus que la Castille, la Navarre ou le Portugal, entièrement à l'abri des difficultés intérieures. Là comme partout, dans la péninsule ibérique, la royauté doit compter avec une féodalité puissante, et les nobles, qu'ils s'appellent « riches hommes » ou hidalgos, font la loi aux « Cortès ». ”
Élisée Reclus,
Nouvelle géographie universelle…
(1876)
“ A bien des égards, l'Aragon de nos jours est moins avancé, même en civilisation matérielle, qu'il ne l'était au treizième siècle, la grande époque de sa prépondérance politique dans le bassin de la Méditerranée occidentale.Les Catalans ne sont guère moins contents d'eux-mêmes que les Aragonais; les hommes des plateaux, les bergers surtout, auxquels de vieilles traditions assurent la noblesse, aiment à vanter leur descendance; mais leur orgueil se rapproche fort de la vanité, car ils sont abondants en paroles. Ils sont aussi loquaces que leurs voisins sont silencieux ”
Jane Dieulafoy,
Aragon & Valence : Barcelone, Saragosse…
(1901)
“ De chaque côté d'un ravin profond, desséché en été, torrentueux à la fonte des neiges, s'étagent des maisons pittoresques, aux balcons chargés de fleurs. La gaîté de leurs murs blanchis à la chaux, les longues tentes de coutil blanc et rouge qui les voilent en partie, les jupes jaunes, vertes, écarlates, jetées au soleil sur les rampes de bois ou de fer contrastent avec les sévérités majestueuses des grands murs de briques qui élèvent très haut sur une vaste terrasse l'ancienne citadelle arabe. Après l'expulsion des Mores, les rois d'Aragon l'habitèrent. ”
Gabriel Monod,
Histoire de l'Europe, et en particulier de la France de 395 à 1270…
(1891)
“ En Aragon, les chefs de la noblesse étaient les ricos hombres. Le peuple s'était organisé et avait appris à se défendre avant que les rois fussent devenus puissants, aussi avait-il fallu accorder aux riches particuliers, aux communautés religieuses ou urbaines, de nombreux privilèges ou fueros que les Espagnols défendaient avec un soin jaloux. ”
Eugène Poitou, Voyage en Espagne (1869)
“ On ne retrouve un peu de vie et d'activité qu'en entrant, près de Tudela, dans la vallée de l'Èbre. Là on est en Aragon, une des plus fertiles provinces de l'Espagne, et qui devrait être un des plus riches pays du monde. Cette contrée semble avoir eu tous les dons du ciel : un sol fécond, des eaux abondantes, un climat tempéré, une race forte et généreuse. Et ce beau pays est à peine peuplé, cette terre est à peine cultivée, toutes ces richesses pour la plus grande partie sont négligées ou détruites : le despotisme et l'anarchie, se succédant l'un à l'autre, ont tout frappé de stérilité. ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie universelle, ou Description de toutes les parties du monde…
(1851-1853)
“ Tudèle est une ville de 8,000 âmes, assez jolie, industrieuse et commerçante. L'Aragon est une Vaste province qui est bornée au nord par les Pyrénées, à l'ouest par la Navarre, la Vieille et la Nouvelle-Castille, à l'est par la Catalogne, et au sud par le royaume de Valence. L'Ebre le partage en deux parties presque égales. Une grande partie de cette province est montueuse et stérile ; mais dans les plaines qui en forment le centre et le long des fleuves, le sol est très-susceptible de culture. Les paysans aragonais sont une race d'hommes beaux, robustes, braves et probes. ”
Sylvain Larreguy de Civrieux, Souvenirs d'un cadet (1812-1823… (1912)
“ Je parcourus avec lui le système des fortifications de la place, qu'on eût appelée la clef de l'Aragon, si à quelques mètres de ses fossés nous eussions été maîtres du sol. Mais les magnifiques montagnes qui formaient un si riche rideau autour de nous, leurs délicieuses vallées, étaient souverainement sillonnées par la population insurgée contre notre illégitime pouvoir. Mina était alors l'âme incarnée de l'insurrection dans l'Aragon et la Navarre. ”
Louis François Lejeune, Sièges de Saragosse, histoire et peinture des événements qui ont eu lieu dans cette ville ouverte pendant les deux sièges qu'elle a soutenus en 1808 et 1809… (1840)
“ Dans cette capitale de l'Aragon, l'amour de la liberté, celui de la religion, le sentiment de la nationalité ont fait des citoyens les défenseurs volontaires de leurs foyers, et des victimes dévouées à l'honneur de la patrie ; en sorte que l'admiration peut se partager également entre le noble caractère déployé par les Aragonais vaincus et la persévérance des Français vainqueurs. ”
E. Dubois, L'Espagne ancienne et moderne.… (1859)
“ La même année, mourut Jean II, roi d'Aragon. Ses États comprenaient encore avec l'Aragon les provinces de Catalogne, de Valence erde Murcie, les îles Baléares, la Sardaigne et la Sicile. Ferdinand hérita de toutes ces couronnes et, les unit a celle de Castille. L'Espagne, depuis longtemps divisée et faible, entra enfin dans une époque de gloire et de puissance. La politique et la fortune concoururent également à son agrandissement. ”
Jane Dieulafoy,
Aragon & Valence : Barcelone, Saragosse…
(1901)
“ Les fêtes célébrées à l'occasion de la dédicace de Notre-Dame del Pilar sont restées légendaires en Aragon. Une immense procession sortit de l'église, parcourut les rues de la ville, se fraya un passage à travers les flots tumultueux des citadins, des villageois et des étrangers. Sur le parcours de la théorie sacrée des arcs de triomphe alternaient avec des autels ornés de guirlandes. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ On y trouve des mont. au N. et à l’E., des plaines sablonneuses et arides au centre, et de nombreuses rivières : l’Èbre, le Gallego, le Xalon, le Guadalaviar et l’Aragon, qui donne son nom au pays. – L’Aragon n’est qu’une partie de la Tarraconaise des Romains, et répond en partie à la Celtibérie des anciens. Il passa en 470 de la domination des Romains sous celle des Goths, fut conquis par les Maures en 714, leur fut repris par les rois de Navarre, et forma un comté qui resta sous leur dépendance jusqu’en 1035. ”
Noces d'argent de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne… (1891)
“ Après avoir franchi les Alpes en 1888, la Société archéologique de Tarn-et-Garonne ira, au delà des Pyrénées, interroger et saluer la noble Espagne, étudier les incomparables monuments des deux Castilles, de l'Estramadure, de l'Andalousie, de Grenade et de l'Aragon. Il est dans une pérégrination sur le sol où dix-huit royaumes vécurent des jours héroïques, des enchantements prévus et aussi des surprises inattendues. L'art, manifesté sous toutes les formes, inspiré par des croyances diverses, en tient en réserve ; la nature elle-même en est prodigue. ”
Charles Du Rozoir, Description géographique, historique… (1823)
“ L'an 1151, Raymond Bérenger, comte de Barcelone , réunit la Catalogne au royaume d'Aragon. Le roi Jayme ou Jacques Ier y joignit, l'an 1239 , le royaume de Valence; et dès cette époque, la monarchie d'Aragon devint une des plus considérables de la chrétienté, et joua un rôle important en Europe jusqu'en 1474, que, réuni à la couronne de Castille par le mariage de son roi, Ferdinand-le-Catholique , avec Isabelle , héritière des royaumes de Castille et de Léon, l'Aragon s'éclipsa, pour ainsi dire, dans la nouvelle étendue de la monarchie espagnole, dont il ne fut plus qu'une province. ”
Prosper Mérimée,
Revue des Deux Mondes
“ Les possessions des rois d’Aragon en Espagne se composaient de l’Aragon proprement dit, de la Catalogne et du royaume de Valence, trois provinces distinctes par leur administration, par les mœurs et même par la langue de leurs habitans, mais réunies sous le même sceptre depuis assez long-temps pour constituer un état politiquement homogène. Limitrophe de la Navarre, des deux Castilles et du royaume de Murcie, le territoire aragonais n’a pas de frontières nettement tracées par la nature. ”
Jane Dieulafoy,
Aragon & Valence : Barcelone, Saragosse…
(1901)
“ Un coup de sifflet, le décor change et nous entrons dans une belle et large plaine qu'arrose le Nil de l'Aragon. Fier de ce titre pompeux, le Jalon fait au moins ses efforts pour s'en rendre digne. L'Espagne n'est pas si riche en terres fertiles et propres à l'irrigation qu'elle les dédaigne. Dès l'antiquité, une ville forte s'éleva sur les hauteurs rocheuses qui forment un vaste cirque autour de cette oasis. ”
Miguel de Cervantes Saavedra,
L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche
“ Car il faut que vos grâces se persuadent que nos dames d’Aragon, bien que si nobles et de si haut rang, ne sont pas aussi fières et aussi pointilleuses que les dames de Castille ; elles traitent les gens avec moins de façon. ”
Guillaume de Tudèle,
La croisade contre les Albigeois…
(1868)
“ En livre, je mettrai tout ce qu'on m'apprendra, Et par écrit les faits dont il me souviendra Aussi loin devant moi que le sujet ira, Et si Dieu le veut, jusqu'au jour où l'on verra Cette guerre achevée. Mais avant que la paix soit vers nous arrivée, On verra force coups, mainte lance brisée Et maint gonfanon neuf sur l'herbe ensanglantée. Mainte âme de son corps par la force arrachée Et mainte noble dame en deuil et ruinée. Le bon roi d'Aragon vient avec son armée; Il a toute la gent de sa terre mandée. ”
Amédée Achard,
Un grand d'Espagne
(1881)
“ Je vais savoir si les paysans de mes terres ont encore de la poudre et des balles pour défendre leur religion et leur roi. Adieu, monsieur le marquis ; s'il vous plaît de combattre les Français, vous trouverez en Aragon un lieu sûr pour vous y retirer : mon château. Et le soir même, le comte de Moncada quitta Madrid avec Juana, sa fille, qu'il venait de faire sortir du couvent, et le marquis de San Lucar qu'il lui avait fiancé. ”
Georges Desdevises du Dézert, Don Carlos d'Aragon, prince de Viane… (1889)
“ Jean d'Aragon était de famille royale, frère du roi d'Aragon, et cousin germain du roi de Castille. Ses domaines n'étaient pas moins étendus que ceux du comte de Foix : il était seigneur de Lara et de Medina del Campo, duc de Penafiel et de Montblanch, sire de Chérique et de Garamous en Urgel, comte de Mayorga, seigneur d'Alba de Tormes, de Castrogériz, Olmédo, Haro, Pardes de Nava, Villalon, Vilforado, Briones, Cerezo, Roa, El Colmenar et Balaguer 2; ses seigneuries de Castille étaient si riches qu'il déclara plus tard les préférer à son royaume de Navarre 3. ”
Eugène Poitou, Voyage en Espagne (1869)
“ Rien qui rappelle ces plantureuses campagnes de France, ces collines doucement inclinées, mais un peu uniformes, arrosées de nombreux cours d'eau, et couvertes d'un épais manteau de verdure. Ici, presque partout c'est un sol montagneux , une succession de vallées profondes et de chaînes plus ou moins abruptes. Dans ces vallées, et particulièrement en Aragon, le sol est riche : le blé y donne d'abondantes moissons. Sur les pentes, la vigne et l'olivier prospèrent; ce sont les productions les plus considérables du pays. ”
Léon Geley, L'Espagne des Goths et des Arabes… (1882)
“ « Il n'y a de vainqueur que Dieu. » Il ne négligea pas non plus les moyens humains de la politique, et sut se faire respecter de ses deux puissants voisins, le roi de Castille, Alphonse X, et le roi d'Aragon, Jacques Ier. A cette époque, l'Espagne chrétienne semble oublier la présence des Mores, dont l'expulsion l'avait jusqu'alors absorbée, pour se jeter dans les affaires générales de l'Europe. L'Aragon, en particulier, tourne toute son activité vers la Méditerranée, le Midi de la France et bientôt vers l'Italie. ”
Élisée Reclus,
Nouvelle géographie universelle…
(1876)
“ L'Aragon, pays de plaines entouré de tous les côtés par des montagnes, est une contrée essentiellement continentale, dont les habitants, privés des ressources de l'industrie et du commerce, devaient rester en grande majorité pâtres, agriculteurs ou soldats, et n'exercer leur action que sur leurs voisins de la Péninsule, La Catalogne, au contraire, pays de montagnes, de vallées ouvertes sur la mer, de plages et de promontoires, devait se peupler de marins et joindre à des richesses naturelles celles que lui procurait le mouvement des échanges. ”
