Sylvain Larreguy de Civrieux

Résumé

Sylvain Larreguy de Civrieux Souvenirs d'un cadet (1812-1823… (1912)

Une verte leçon fut donnée par le général Ordonneau et traduite à haute voix par Villetard au commandant autrichien. « Vous n'êtes pas digne de partager le sort de vos soldats, lui dit le général, ils sont prisonniers de guerre; vous, monsieur, retournez à votre régiment, s'il veut vous recevoir ! Un ennemi de votre trempe ne vaut pas la peine qu'on le garde! Villetard, rendez-lui son sabre inutile; faites-le conduire aux avant-postes autrichiens, et qu'on leur dise le cas que nous faisons de nos ennemis, quand ils sont lâches et insolents ! »
Source : Gallica

Sylvain Larreguy de Civrieux Souvenirs d'un cadet (1812-1823… (1912)

Officiers et soldats! dit le Maréchal d'une voix émue et accentuée, la cause des Bourbons
est à jamais perdue! La dynastie légitime, que la nation française a adoptée, va remonter sur le trône. C'est à l'Empereur Napoléon, notre souverain, qu'il appartient seul de régner sur notre beau pays. Que la noblesse des Bourbons prenne le parti de s'expatrier encore ou qu'elle consente à vivre au milieu de nous, que nous importe ! la cause sacrée de notre indépendance et de notre liberté ne souffrira plus de leur funeste influence.
Source : Gallica

Sylvain Larreguy de Civrieux Souvenirs d'un cadet (1812-1823… (1912)

M. Gattorno n'avait plus le sou, et nous étions réduits au peu d'argent que m'avait donné mon père.
Le jour commençait à poindre, quand nous arrivâmes au pied de Bataa, village pittoresque, perché comme un nid d'aigle sur un rocher fort élevé. Le général Habert avait entendu de loin la fusillade et il avait pressé le pas avec ses dragons pour nous secourir. Il parut, traînant presque à la queue d'un des chevaux de l'escorte un malheureux paysan qu'il avait saisi sur sa
route, fuyant et armé du cuchillo dans sa poche.
Source : Gallica

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