Jean-Baptiste-Adolphe Charras,
Histoire de la campagne de 1815…
(1858)
“ Plusieurs milliers n'avaient pas même de fusils. Les commandants de corps d'armée réclamaient en vain contre cet état de choses. Suchet, entre autres, expédiait lettres sur lettres sans rien obtenir. « J'ai, à Aix, deux mille gardes nationaux, écrivait-il le 11 et le 18 juin au ministre de la guerre, qui n'ont ni gibernes, ni sacs, ni habillement. Je ne puis espérer de faire habiller promptement les gardes nationales qu'autant que Votre Excellence formera un atelier, à Lyon, de huit à dix mille habillements. Compter sur les préfets, c'est se faire illusion. » ”
