Louis Gabriel Suchet

Résumé

Louis Gabriel Suchet La défense du Var et le passage des Alpes (1889)

L'on espérait qu'habitué à manœuvrer dans un pays montagneux et pauvre, il saurait tirer parti des débris qui défendaient la rivière de Gênes. Il connaissait à fond cette région, où il avait commandé sous Dumerbion à Saorgio, puis sous Schérer à Loano, et sous Bonaparte durant la première campagne d'Italie. Son opiniâtreté, son habileté à entraîner le soldat, sa fermeté le rendaient plus qu'un autre propre à la tâche qui lui était réservée, et son nom seul devait faire une heureuse impression sur l'armée d'Italie qu'il avait jadis conduite à la victoire.
Source : Gallica

Louis Gabriel Suchet La défense du Var et le passage des Alpes (1889)

Les chevaux d'artillerie périssent chaque jour en nombre, faute de fourrage; il en est de même de ceux de la cavalerie ; il est impossible de s'imaginer à quel point tous les services, et celui des fourrages surtout, ont été négligés. Si le soldat qui a longtemps éprouvé toutes les horreurs de la faim conserve un reste de discipline, ce n'est que par le souvenir de sa gloire; mais le plus grand nombre d'entre eux s'abandonne au désespoir; le découragement est universel; les désordres sont inouis; la désertion à son comble.
Source : Gallica

Louis Gabriel Suchet La défense du Var et le passage des Alpes (1889)

C'est chez les habitans de Savône qu'il faut déposer les bouches inutiles que renferme votre fort, réduisez votre garnison aux seuls combattans, et tirez de la ville le plus de subsistances que vous pourrez ; dans votre position tout ménagement est un crime.
Défendez toute communication à l'ennemi et donnez l'exemple. Point de parlementaire, vous n'en devez écouter aucun.
Tous les yeux sont fixés sur vous, l'armée a besoin de Savone, votre patriotisme et votre dévouement me sont des garans des efforts que vous ferez pour conserver à la République cette forteresse importante.
Source : Gallica

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